Une araignée acrobate découverte dans le désert marocain
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Le vaste désert marocain abrite des espèces rares et très peu étudiés. Des scientifiques viennent de découvrir une nouvelle araignée qui se déplace en faisant des mouvements acrobatiques sur le sable, à grande vitesse. L’arachnide a même inspiré l’un d’eux qui a construit des robots scientifiques reprenant les mêmes mouvements.

La nature regorge de secrets et certains attisent très peu notre curiosité. Le vaste désert marocain est l’un des endroits de prédilection des espèces très peu étudiés par les scientifiques. Après des expéditions pour retrouver des traces des derniers guépards du Sahara, d’autres scientifiques sont parvenus à mettre la main sur une araignée bien différente des autres espèces jusque-là connues.

Appelée « Cebrennus rechenbergi », l’araignée fonctionne comme un gymnaste. Elle roule sur le sable pendant une courte période puis s’étend sur ses pattes avant, tourne en l’air avant de retrouver le sol à l’aide de ses pattes arrière. Son nom vient de Ingo Rechenberg, un expert de la bionique à l’Université technique de Berlin. Le Dr Rechenberg avait repéré l’araignée il ya cinq ans lors d’une promenade en soirée – avec une lampe de poche – dans l’Erg Chebbi, un désert de sable dans le sud du Maroc. « Je l’ai ramassé, je n’avais pas peur », explique le Dr Rechenberg.

Peter Jäger, un taxonomiste à l’Institut de recherche Senckenberg et au Musée d’Histoire naturelle à Francfort (Allemagne), qui a identifié l’araignée, l’a surnommée le « flic-flac » dans la revue Zootaxa, faisant ainsi référence à la nature de son saut. Le mouvement double la vitesse de l’araignée à 6.6 pieds par seconde au départ de 3.3 pieds. Mais selon Jäger, si l’animal utilise autant d’énergie, cette manœuvre est comme un dernier recours, et survient lorsqu’elle est exposée aux prédateurs. « Je ne vois aucune autre raison », souligne Jäger, ajoutant, que « c’est une décision coûteuse. Si elle effectue ce mouvement 5 à 10 fois dans une journée, elle meurt ».

Plus rapide que ses sœurs tunisienne et algérienne

Lorsque Jäger a découvert le « flic-flac », il était convaincu qu’il s’agissait d’une autre espèce déjà connue en Tunisie et en Algérie, le Golden rolling spider (GRS). Mais après observation, il a pu remarquer qu’il y avait une différence entre les organes de copulation des deux araignées. En effet, le GRS effectue des mouvements similaires, mais ne peut rouler aussi rapidement que dans des descentes, avec l’aide de la gravité.

L’araignée flic-flac peut faire ses mouvements circulaires dans une montée, ainsi que sur un terrain plat et en descente. Bien qu’elle réalise habituellement son mouvement vers l’avant, elle peut également effectuer un saut périlleux arrière, précise Jäger, en indiquant que ce surnom fait référence à un terme de gymnastique pour un saut de mains arrière.

Des modèles robotiques inspirés des espèces désertiques

L’arachnide a même inspiré Rechenberg qui a construit des robots scientifiques réalisant les mêmes mouvements que l’araignée, selon le NYTimes. Ce scientifique de 80 ans conduit chaque année une caravane dans le désert marocain pour étudier les espèces désertiques et construire des modèles robotiques en fonction de leur comportement.

Les robots luttent pour le déplacement sur le sable, et l’étude de l’araignée pourrait aider à résoudre ce problème de manière efficace, souligne le Dr Rechenberg. « Je fais mon travail dans le désert où il n’y a pas beaucoup d’énergie disponible ». « C’est la raison pour laquelle j’y suis allé chaque année depuis plus de 30 ans – afin de savoir ce que font les animaux pour économiser de l’énergie », précise-t-il. Mais ce qui étonne plus ce scientifique, c’est le peu d’attention que nous accordons à certaines espèces qui vivent pourtant près de nous. « Quelques secrets de la nature sont cachés mais ils sont très près de nous », regrette-t-il.

Source web par: yabiladi , ecologie

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